Choix français Les recherches sur les déchets

La France a fait le choix du stockage industriel comme solution définitive pour ses déchets radioactifs. En plus des recherches menées par l’Andra pour créer les centres de stockage, des études sont également menées par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Il s’agirait de "transformer", dans le futur, certains déchets hautement radioactifs en déchets à durée de vie plus courte, ou moins radioactifs, et ainsi faciliter leur gestion. Cette technique, encore à l’étude, ne serait toutefois pas réalisable sur les déchets déjà produits.

Comment transformer des déchets à haute activité (HA) ?

Depuis les années 90, des études sont menées au CEA sur un procédé qui permettrait de transformer certains déchets à vie longue en déchets moins dangereux et / ou à durée de vie plus courte. Ce procédé, appelé "séparation / transmutation", serait applicable pour les déchets les plus dangereux, de haute activité (HA), produits lors du recyclage des combustibles utilisés dans les futurs réacteurs nucléaires. Cette transformation, si elle est un jour possible, ne pourra pas être effectuée sur les déchets de ce type déjà produits par les réacteurs actuels.

Séparer les matières recyclables

La "séparation" des déchets est déjà mise en œuvre au cours du recyclage des combustibles usés afin de séparer les matières recyclables (uranium et plutonium) des résidus hautement radioactifs non réutilisables constituant les déchets HA. Les chercheurs travaillent désormais à séparer individuellement chacun des atomes radioactifs contenus dans ces déchets.

Réduire le niveau de radioactivité

La deuxième étape après la séparation, consisterait en la "transmutation", soit la transformation des atomes les plus radioactifs en atomes non radioactifs ou à durée de vie plus courte. Cette transformation, qui se ferait au sein même de réacteurs nucléaires, n’est pas réalisable dans les réacteurs existants, ni sur les déchets déjà produits. La technique de transmutation ne pourra en effet être mise en œuvre que dans les réacteurs de génération IV actuellement à l’étude. Ces derniers verront le jour au plus tôt vers 2050.

Gérer le volume des déchets futurs

Les résultats des recherches menées notamment par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) montrent que la séparation/transmutation ne supprime pas la nécessité d’un stockage profond car elle ne serait applicable qu’à certains radionucléides contenus dans les déchets (ceux de la famille de l’uranium). Par ailleurs, les installations nucléaires nécessaires à la mise en œuvre d’une telle technique produirait des déchets qui nécessiteraient aussi d’être stockés en profondeur pour des raisons de sûreté.