Le tour des solutions Financement

Le financement de la gestion des déchets radioactifs incombe aux producteurs, au prorata des volumes qu’ils produisent. Ces derniers passent des contrats avec l’Andra pour le stockage de leurs déchets. Ils participent également au financement des recherches sur la gestion des déchets via une taxe prélevée sur les Installations Nucléaires de Base françaises (INB) qui leur appartiennent.

Combien coûtent…

Les recherches pour la conception de nouveaux centres ?

Le coût des recherches menées sur le stockage profond s’éleve à environ 100 millions d’euros par an. Pour le stockage à faible profondeur, ce montant se situe entre 5 et 10 millions d’euros par an.

Le stockage d’un déchet TFA ?

Pour les déchets de très faible activité (TFA) stockés dans le centre de stockage de l’Andra situé à Morvilliers, le coût s’élève à environ 500 euros par m3.

Le stockage d’un déchet FMA-VC ?

Le coût de stockage des déchets de faible et moyenne activité à vie courte dans le centre de stockage de l’Andra situé à Soulaines est d’environ 5 000 euros par m3.

L'enlèvement d'un paratonnerre radioactif ?

L'enlèvement d'un paratonnerre radioactif est facturé 1 595 euros pour une tête et peut aller jusqu'à 2 700 euros pour 8 têtes de paratonnerre placées dans le même fût.

La collecte et la prise en charge d'un objet radioactif ?

Les particuliers qui détiennent d'anciens objets radioactifs peuvent les faire enlever en appelant l'Andra. Le coût de cette prise en charge varie en fonction de la nature de l'objet. Elle est par exemple de 720 euros minimum pour les objets contenant de l'uranium ou du thorium et 840 euros pour ceux contenant du radium. Ce coût est intégralement pris en charge par une subvention publique versée par l'Etat à l'Andra.

Qui payera plus tard pour s'occuper des déchets produits aujourd'hui ?

La loi du 28 juin 2006 exige des producteurs de déchets radioactifs possédant des installations nucléaires de base (INB) de mettre de côté, dès aujourd'hui, l'argent qui servira à financer notamment toutes les opérations futures concernant leurs déchets radioactifs et leurs installations (la remise en état par exemple). Ils inscrivent donc dans leur compte une sorte de reconnaissance de dette à venir. Les actifs mis en place pour financer cette dette future peut prendre la forme de placements divers : bons du trésor, actions, immobilier, trésorerie... selon des règles définies par décret. Les grands industriels sont actuellement en train de créer ces actifs dédiés. Cela représente plusieurs dizaines de milliards d'euros pour le démantèlement à venir des installations et la gestion future des déchets, y compris leur stockage et la surveillance des stockages. L'État exerce un contrôle très strict de ce mécanisme et très sécurisant que seule l'industrie nucléaire applique.